Dico des rues de Saint-Quentin

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Dachery  (rue)
Anciennement, rue haute-du-Rempart, boulevard d'Angoulême, puis en 1830, boulevard de Nemours, boulevard du Midi, cette rue porte le nom de rue Dachery depuis 1859.
En 1840, ce boulevard était encore planté d'arbres et impraticable par mauvais temps.

Dom Luc d'Achery ou Dachery  (Saint-Quentin 1609 - Saint-Quentin 29.04.1685).
Dachery fut un savant bénédictin, auteur d'ouvrages littéraires très estimés, il fut considéré comme un des grands hommes de son siècle.


Dallon  (route de)
Cette route se trouve dans le quartier de Oëstre et va tout simplement au village de Dallon.
Danton   (rue)
Anciennement rue Boutte-Four ou bout-de-Four, porta le nom de Bouttefour en 1668, (tire son nom du four à pain de Sainte-Pécinne), puis plus tard, rue Sainte-Pécinne, son nom est dû à l'église Sainte-Pécinne établie dans cette rue.
En l'an VIII, on la nomma rue Nationale.

Fin du 11ème, début 12ème siècle, l'église Sainte-Pécinne était dédiée à Saint Pierre, elle fut vendue en 1793 et démolie en 1795.

Georges Jacques Danton   (Arcis-sur-Aube 1759 - Vendôme 1794).
Homme politique, avocat au Conseil du roi de 1785 à 1791. Fonde, en 1790, le club des Cordeliers. Membre de la commune, puis du directoire du département de Paris. Ministre de la justice après le 10 août 1792. Il laissa s'accomplir les massacres de septembre.
Accusé de malversation et de trahison par Robespierre, il est guillotiné avec Camille Desmoulins.


Danton  (place)
Anciennement place Saint-Louis, autrefois, on trouvait, tout près de là, le grand cimetière commun de la ville, dans lequel on trouvait l'église Saint-Mein et Saint-Louis.
En l'an VIII, on lui donna le nom de place de la Carmagnole.
Daudet  (rue Alphonse)
Alphonse Daudet  (Nîmes 1840 - Paris 1897).
Ecrivain, ami de Zola, de Flaubert et des Goncourt.
Alphonse Daudet a, entre autres, écrit "Tartarin de Tarascon" et les "Lettres de mon moulin".
Davin  (rue Félix)  
Cette rue porte ce nom depuis 1880.
Félix Davin  (Saint-Quentin 24.04.1807 - Saint-Quentin 03.08.1836).
Ecrivain de talent, Félix Davin fonda, en 1830, le journal "Le Guetteur".
Il concourut pour un prix, offert par la Société Académique de Saint-Quentin, il eut pour concurrent Henri Martin, avec qui il devient ami, Davin obtint le premier prix. Ils ont publié ensemble "Wolfthurm".
Il fut aussi l'ami de Calixte Souplet, à qui il confia la direction du journal "Le Guetteur".
Davin a publié des romans et des poésies:
"Las Cazas", "La Maison de l'Ange ou le mal du siècle", "Recueillement", "La Femme mourante et le jeune mourant", "Les deux Lyres parallèles", etc.

Honoré de Balzac (1799-1850) demandera à Félix Davin d’écrire, en 1834, les "Introductions" aux "Études philosophiques" et aux "Études de mœurs". Davin se fit l'interprète du romancier en ces termes : "Un grand pas a été fait dernièrement. En voyant réapparaître dans le Père Goriot quelques-uns des personnages déjà créés, le public a compris l'une des plus hardies intentions de l'auteur, celle de donner la vie et le mouvement à tout un monde fictif dont les personnages subsisteront peut-être, alors que la plus grande partie des modèles seront morts et oubliés".


Debeney   (rue du Général)
Marie Eugène Debeney  (Bourg-en-Bresse 1864 - idem 1943).
Général français.
Il fut commandant de la 1ère armée en Picardie en 1918, puis chef d'état-major général (1924 - 1930).
De Gaulle  (Avenue du Général)
Précédemment rue Omer Talon. Omer Talon est né à Saint-Quentin en 1595, il est mort en 1652, très bon orateur, il fut magistrat et jurisconsulte, avocat en 1615, procureur général aux "Grands Jours" de Poitiers en 1634.

Charles de Gaulle  (Lille 1890 - Colombey-les-deux-Églises 9 novembre 1970)
Le général de Gaulle refusa l'armistice et partit pour Londres où il lança l'appel du 18 juin 1940.
Président du gouvernement provisoire (novembre 1944), il démissionne de la présidence (janvier 1946), parce qu’il est en désaccord avec les partis qui se préparent à rétablir le régime d’assemblée.
Le 14 avril 1947, De Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français (R.P.F.).
En 1953, après le ralliement de plusieurs députés gaullistes au régime de la Quatrième République, de Gaulle décide de saborder le R.P.F..
Le 1er juin 1958, De Gaulle prend la tête du gouvernement, et le 28 septembre fait approuver par référendum la Constitution qui instaure la Vème République, dont il fut élu président en décembre 1958, réélu en 1965 (grâce au suffrage universel).
(La constitution de 1958 installe en France un régime semi-présidentiel)
De Gaulle subit la crise de mai 1968.
Le 28 avril 1969, après le référendum portant sur la "Régionalisation" et la "Réforme du sénat", De Gaulle démissionne de son mandat présidentiel.


Debussy   (rue Claude)
Achille Claude Debussy, dit Claude Debussy  (Saint-Germain-en-Laye 1862 - Paris 1918).
Compositeur. Dans ses œuvres, on trouve, par exemple, "Pelléas et Mélisandre", opéra de 1902, ou "Jeux", ballet de 1912.
Deguise   (rue Olivier)
Anciennement rue de Belfort.
Le nom de Belfort lui avait été donné en l'honneur de la ville de Belfort, ville qui a été magnifiquement défendue en 1870, par le colonel Denfert-Rochereau.
Delaviere  (impasse)  
Son nom de rue lui vient de Madame Delaviere, née Morel.
Madame Delaviere fonda, en 1822, un hospice pour femmes aveugles, dans sa propre maison, située rue des Suzannes. L'administration des Hospices fit transférer l'établissement à l'ancien hôpital de l'Hôtel-Dieu, en 1845.
Delmas  (rue Marc)   
Marc Delmas (Saint-Quentin 28.03.1885 - Paris 30.11.1931).
Compositeur.
Anciennement rue de la Fosse, cette rue servait autrefois de chemin pour se rendre au cimetière des Jacobins, cette rue tient son nom du fief de la fosse que la Crôuterie de Saint-Quentin donnait pour creuser la fosse des morts.
Demoustier  (rue)
Charles Albert Demoustier  (Villers-Cotterêts 1760 - Villers-Cotterêts 1801).
Cette rue porte le nom de Demoustier depuis 1880.
Demoustier était poète et auteur dramatique.
Denfert-Rochereau  (rue)
Autrefois ruelle d'Enfer et avant 1870, la rue d'Enfer. La partie proche de la rue de Vermand a porté le nom de rue de la Chapelle, à cause d'une chapelle qui se trouvait à peu de distance. On pense que le nom de ruelle d'Enfer vient du fait qu'elle était impraticable par mauvais temps ou bien des batteries flamandes qui s'y trouvaient et qui tirèrent un feu d'enfer sur la ville au cours du siège de 1557.

Pierre Marie Philippe Aristide Denfert-Rochereau  (Saint-Maxent, Deux-Sèvres 1823 - Versailles 1878).
Denfert-Rochereau défendit vaillamment la ville de Belfort contre les Allemands au cours de la guerre de 1870. Officier et député français, il fit la campagne de Rome et la campagne de Crimée, il fut nommé lieutenant colonel en 1863. Commandant supérieur de Belfort de 1870 à 1871, il y fut promu colonel et défendit avec une grande énergie la ville de Belfort.
Denfert-Rochereau fut promu commandeur de la Légion d'honneur le 18 avril 1871.


Desains  (rue des Frères)
Anciennement rue Richelieu, cette rue porta le nom de Richelieu parce qu'elle avait occupé une partie des fortifications du bastion de Richelieu.

François-Edouard Desains  (Saint-Quentin 12.07.1812 - idem 1865).
Quentin-Paul Desains  (Saint-Quentin 12.07.1817 - Paris 03.05.1885).
Les frères Desains étaient des hommes savants et de bons professeurs, ils ont consacré leur vie aux sciences physiques, ils étaient tous deux des parents d'Henri Martin.
Quentin-Paul Desains travailla sur les lois de la chaleur rayonnante, la polarisation des rayons calorifiques, la chaleur latente de la vapeur d'eau. Élu Membre de l'Académie des sciences le 12 mai 1873 (section de physique générale)

François-Edouard Desains étudia la polarisation de la lumière et réalisa des travaux sur les phénomènes capillaires.


Desaix  (rue)
Le nom de cette rue lui a été donné par le conseil municipal dans sa séance du 12 janvier 1891.

Louis Charles Antoine Des Aix, dit Desaix  (Saint-Hilaire-d'Ayat, près de Riom 1768 - Marengo 4 juin 1800).
Desaix était lieutenant au régiment de Bretagne lorsqu'éclata la révolution, il en adopta les principes et fut promu général de division (il a alors 26 ans).
Il défendit le fort de Kehl sur le Rhin en 1796. En 1798, il se rendit maître de la Haute-Egypte, il y exerça le pouvoir avec justice et modération, les musulmans le nommèrent "Sultan le juste". Son intervention décida de la victoire de Marengo, il mourut en combattant de façon héroïque.
Deux monuments lui ont été élevés en son honneur, l'un à Paris (place Dauphine), l'autre à Clermont-Ferrant.


Desmoulins   (rue Camille)
Ancien chemin rural qui conduisait de la route du Cateau (actuellement rue Georges Pompidou) à Rouvroy.

Camille Desmoulins  (Guise en 1762 - Paris 1794).
Desmoulins, jeune conventionnel, est mort à l'âge de 33 ans, sur l'échafaud révolutionnaire avec Danton.
Lucille Desmoulins (Paris 1771 - Paris 1794), femme de Camille, fut guillotinée pour avoir protesté auprès de Robespierre contre l'exécution de son mari.


Des Prés  (rue Josquin)
Josquin Des Prés  (Beaurevoir 1440 - Condé-sur-Escaut 1521-1524).
Compositeur. Attaché à la Chapelle pontificale, il resta plus de vingt ans en Italie, avant de devenir musicien de Louis XII.
Il fut un des plus grands polyphonistes.
Deutsh de la Meurthe  (rue Suzanne)  
Suzanne Deutsh de la Meurthe  (1892 -1937).
Héritière de la fortune du pétrolier Henry Deutsh, en 1919.
Suzanne Deutsh développa l'industrie aéronautique française en créant des épreuves de vitesse.
Son oeuvre humanitaire s'accomplit à Moy de l'Aisne; invitée en 1919, au village de Moy par un enfant du pays, elle fut émue à la vue du village en ruine, elle décida de consacrer une partie de sa fortune à la reconstruction du village.
18-Juin-1940  (rue du)
Célèbre appel, du 18 juin 1940, aux français, du général Charles de Gaulle (appel à la résistance).
Diderot  (rue)
Denis Diderot  (Langres 1713 - Paris 1784).
Ecrivain et philosophe français.
Diderot est un des cofondateurs de l’Encyclopédie, il assuma la direction de l'Encyclopédie de 1747 à 1772, il y rédigea de nombreux articles.
On a de lui de belles œuvres telles que le "Père de famille", drame de 1758, ou le "Rêve de d'Alembert", méditation philosophique.
Personnalité éminente de la "Société des Lumières", il fut interné au donjon de Vincennes en 1749.
Dolet  (rue Étienne)  
Autrefois rue de la Poterne, puis de l'Evêché.
Le nom de l'Evêché lui venait d'une tradition populaire qui voulait que la résidence de Saint Médard, évêque du Vermandois au 6ème siècle, soit dans cette rue.

Étienne Dolet  (Orléans 3 août 1509 - Paris 3 août 1546).
Écrivain, poète, imprimeur, humaniste français.
Étienne Dolet reçut une instruction littéraire très développée.
Le 2 août 1546, Étienne Dolet fut reconnu coupable de blasphème, de sédition et d'exposition de livres prohibés et damnés, et condamné à être conduit à la place Maubert. Il fut de plus soumis à la question extraordinaire, et ses biens furent confisqués. La condamnation fut exécutée le jour suivant (il fut pendu et brûlé).

Étienne Dolet sera tour à tour revendiqué et repoussé par les protestants, rejeté par les catholiques soit comme athée, soit comme protestant, exalté par les libres penseurs, a suscité une infinité de polémiques et aujourd'hui même l'accord n'a pu s'établir ni sur son talent, ni sur son caractère.
En 1889, la ville de Paris lui a érigé une statue sur la place Maubert (5ème arrondissement).


Dorgelès (rue Roland)
Roland Lécavelé dit Roland Dorgelès  (Amiens 1885 - Paris 1973).
Romancier, il écrira "Les Croix de bois", inspiré par la guerre 1914-1918.
Roland Dorgelès entra à l'Académie Goncourt, en 1954.
Doumer   (rue Paul)
Paul Doumer  (Aurillac 1857 - Paris 1932).
Homme d'état. Gouverneur général d'Indochine de 1897 à 1902. Président du Sénat en 1927. Président de la République en 1931.
Paul Doumer est mort assassiné par un exalté russe, Gorgulov, qui, lui, sera guillotiné.
Dufour-Denelle  (place)
Place d'Artois, puis place d'Orléans et place Dufour-Denelle, en 1832.

Joseph-François Dufour-Denelle   (Laon août 1764 - Saint-Quentin 16 mai 1841).
Dufour-Denelle vint à Saint-Quentin pour occuper la fonction d'organiste, puis il fonda un atelier d'apprêt.
Il remplit les fonctions d'administrateur de la ville de Saint-Quentin et du département, il fut nommé député en 1831.
Mr. Denelle, son beau-père, construisit les magnifiques fers forgés du "Vieux Puits".


Dumas  (rue Alexandre)
Cette rue fut ouverte vers 1875, par Mr E. Defossez, la rue porta d'abord le nom de Defossez, puis en 1888, on lui donna le nom d'Alexandre Dumas, en souvenir du romancier.

Alexandre Dumas  (Villers-Cotterêts 1803, Paris 1870).
Alexandre Dumas est le fils d'Alexandre Davy-Dumas, qui, lui, était le fils du marquis Davy de la Pailleterie et d'une négresse africaine nommée Tiennette Dumas.


Dumont   (rue du Capitaine)
Pierre Dumont.
Polytechnicien, capitaine, résistant, Dumont participa héroïquement à la libération de la ville et notamment aux violents combats qui opposèrent F.F.I. et occupants en fuite aux Champs-Elysées, le 2 septembre 1944.
Le Capitaine Dumont sera tué pendant ces affrontements près du monument dit de "La Vache", aux Champs Elysées.
Dunant   (rue Henry)
Précédemment chemin de Rouvroy.

Jean de Rouvroy accompagna Philippe Auguste dans la conquête de la Normandie.

Albert le Pieux, fils du comte Héribert II et abbé de Saint-Quentin en l'Isle, céda à l'Abbey, les eaux et marais depuis Harly jusqu'à Rouvroy.

Henry Dunant  (Genève 8 mai 1828 - Heiden, canton d'Appenzell, Suisse, 30 octobre 1910).
Philanthrope, humaniste et pacifiste, pionnier de l'action humanitaire.
Henry Dunant fut le principal fondateur de la Croix-Rouge en 1863.
Dunant fut aussi le premier, en 1901, à recevoir le prix Nobel de la paix.

Dunant est né dans une famille calviniste, famille très pieuse et pratiquant la charité.
Après des études secondaires inachevées, il entre en apprentissage dans une banque Genevoise. En 1853, il se rend en Algérie pour y prendre la direction de la colonie suisse de Sétif. Dunant veut y construire un moulin à blé, mais n'obtient pas la concession de territoire, indispensable pour faire fonctionner le moulin. Puis après un voyage en Tunisie, il rentre à Genève. Il décide alors d'approcher Napoléon III, pour acquérir le document nécessaire à ses affaires. L'empereur est alors à la tête des troupes franco-sardes qui se battent dans le nord de l'Italie, contre les Autrichiens. Henry Dunant décide de se rendre sur place pour le rencontrer.
C'est ainsi qu'il assiste en 1859, à la fin de la bataille de Solferino, en Lombardie. Henry Dunant est âgé 31 ans, quand il découvre les horreurs de la guerre.
De retour à Genève, Henry Dunant écrit ce qu'il a vu et ressenti à Solferino.
En 1862, il publie le récit Un souvenir de Solferino. Puis Dunant se lance dans une campagne en faveur de la réunion d'une conférence qui aboutit à la Convention de Genève de 1864, en vue de "Civiliser la guerre".
Il a ainsi l'idée de créer un Comité international qui viendrait en aide aux blessés et aux prisonniers de guerre. Ce sera le futur Comité international de la Croix-Rouge.

Mais ses affaires financières se portent mal, il est déclaré en faillite en 1867, il est alors totalement ruiné, endetté pour près d'un million de francs de l'époque.
À Genève, la faillite de Dunant fait un scandale, il démissionne de son poste de secrétaire du Comité international de la Croix-Rouge, c'est ainsi que le 8 septembre 1867, le Comité décide que sa démission est acceptée non seulement comme secrétaire, mais comme membre du Comité. Sans un sous, Dunant part pour Paris, il est dans le dénuement le plus total, il doit dormir sur les bancs publics, c'est alors que l'impératrice Eugénie convoque Henry Dunant au palais des Tuileries. L'impératrice désir le consulter sur l'extension de la Convention de Genève à la guerre sur mer. Dunant est nommé membre d'honneur des Sociétés nationales de la Croix-Rouge d'Autriche, de Hollande, de Suède, de Prusse et d'Espagne.
Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, Dunant visite et réconforte les blessés ramenés à Paris et fait introduire le port de la plaque d'identité militaire qui permettra d'identifier les morts.

C'est sur l'initiative de Dunant que, le 1er février 1875, s'ouvre à Londres un congrès international pour "L'abolition complète et définitive de la traite des nègres et du commerce d'esclaves".

Mais pour Dunant, les années suivantes sont encore des années d'errance et de misère totale, il voyage à pied en Alsace, en Allemagne et en Italie, il vit de charité et de l'hospitalité de quelques amis.
C'est en 1887 que Dunant échoue à Heiden, une bourgade suisse, située près du lac de Constance, mais Dunant est malade, il trouve refuge à l'hospice de Heiden. C'est là qu'en 1895, le découvrira un journaliste du nom de Georg Baumberger. Très vite le journaliste décide de lui consacrer un article, article qui, en quelques jours, est repris par la presse internationale. Du monde entier, des messages de sympathie parviennent à Dunant, d'un jour à l'autre, Henry Dunant redevient un homme célèbre et honoré.

En 1901, il reçoit le premier Prix Nobel de la Paix, mais Henry Dunant a déjà 73 ans.



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